| Un taux de croissance soutenu au Maroc |
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Le Maroc a réalisé un taux de croissance de 4,9% durant la dernière décennie, grâce notamment à l'expansion des secteurs du tourisme et de l'immobilier, rapporte le quotidien britannique des milieux d'affaires "The Financial Times". Se référant à une étude de l'Institut de la finance internationale (IIF), le journal souligne que les autorités marocaines s'attendent à une accélération des flux d'investissements en provenance de la région du Golfe, qui ne représentait que 10% du montant total des investissements étrangers au Maroc. Selon le rapport de l'IIF, la valeur des investissements approuvés au Maroc entre janvier et avril 2007 s'est située à quelque 6 milliards de dollars, ce qui représente un peu plus du double du montant réalisé durant la même période en 2006. Par ailleurs, le "Financial Times" indique que le boom pétrolier que connaissent les pays du Golfe devra renforcer leurs investissements dans toute la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Du Caire à Casablanca, les investissements des pays du Golfe dans des secteurs allant des services financiers aux télécommunications devront s'intensifier au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, bénéficiant de la libéralisation des économies des pays de la région, indique la même source, relevant que les compagnies du Golfe, qui ont gagné en maturité, se sont lancées à la conquête de nouveaux marchés. Par ailleurs, l'IIF, une des grandes institutions financières au monde, indique qu'entre 2002 et 2006, les pays membres du Conseil de Coopération du Golfe (CCG, regroupant l'Arabie Saoudite, le Koweït, Qatar, Bahreïn, Oman et Emirats arabes unis) ont investi près de 60 milliards de dollars dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord. Pourtant inférieur aux investissements de ces pays en Europe et aux Etats-Unis, ce montant équivaut à celui versé dans des projets en Asie, ajoute l'IIF. Florence Eid, de la compagnie britannique Pantera Capital, estime que les investissements en provenance des pays du Golfe ont représenté 13 pc du produit intérieur brut arabe en 2006. Selon elle, ces flux, qui restent faibles, contribuent néanmoins à une transformation structurelle des économies de la région arabe, ou certains pays sont en train de mettre en œuvre une batterie de réformes. D'après le rapport, l'Egypte reste la première destination des investissements en provenance du Golfe, totalisant 11,1 pc jusqu'au mois de juin 2007. Quelque 5,2 milliards de ce montant sont investis dans la création de nouvelles compagnies ou l'expansion de firmes déjà existantes. Or, Philip Khoury, Président du groupe de recherche EFG-Hermes, souligne que malgré l'importance de cette tendance, les investissements en provenance de l'occident, notamment des Etats-Unis et de l'Europe, restent les plus solides en particulier en terme de création de postes d'emploi à long terme. Il cite, dans ce sens, l'implantation de l'usine Renault-Nissan près de Tanger, projet qui devra générer un nombre important de postes d'emploi. Des projets de cette envergure jouent un rôle clef dans toute l'Afrique du Nord, une région confrontée au problème du chômage, estime-t-il. Source MAP |
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